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HISTORIQUE

       L’Académie du Var compte, parmi ses « pères spirituels », Nicolas-Claude Fabri de Peiresc (1580-1637) qui, par sa correspondance et son savoir universel, gouverna jusqu’en 1637 la république des lettres, sciences, arts, inscriptions, antiquités, médecine, agriculture et jardins, réunis à partir de son cabinet d’Aix-en-Provence et de sa maison natale de Belgentier.

En 1796, existait à Toulon une Réunion littéraire. Par arrêté du 7 février 1800, l’administration centrale du département du Var créa la Société des Sciences, Belles-Lettres et Arts de Toulon, à l’initiative d’officiers de santé de terre et de mer, associés à des professeurs de l’école Centrale. L’officier de santé Giraudy en fut le premier président.
        Cette société d’émulation se transforma, en 1811, en Académie des sciences, belles-lettres et arts de Toulon, dont le premier président fut le médecin de la Marine Hernandez.
        Le ministre de l’Intérieur reconnut son existence en 1817, sous le nom de Société des sciences, belles-lettres et arts du département du Var. Ce fut la consécration. En 1868, elle se transforma en Société académique du Var, pour prendre définitivement le nom d’Académie du Var en 1878.
        Elle fut reconnue d’utilité publique par décret du 25 juin 1933
        En 1992 notre Académie rejoint la Conférence Nationale des Académies des Sciences, Lettres et Arts, dont elle est l'un des 28 membres
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LES DAMES DE L'ACADEMIE

        La parité des hommes et des femmes, leur égalité sociale occupent aujourd'hui bien des esprits et l'Académie Française donne de la voix. Les deux siècles qui viennent de s'écouler sont riches en déclarations, revendications et manifestations de ces dames en quête non seulement de dignité mais encore de responsabilités.
        
        L'institutrice Julie Daubié obtenait, la première, son diplôme de bachelière en 1861.
Madeleine Brès soutenait la première thèse féminine de médecine en 1870. L'Académie Goncourt n'ouvrit ses portes à Judith Gautier qu'en 1910. L'Académie Française attendra 1980!
        
         Que se passait-il à Toulon dans ce microcosme fortement militarisé? Etrangement l'Académie était à l'avant-garde! Paul Curel déclarait aux Académiciens : "c'est une innovation (...) si votre société en ouvrant ses portes aux dames (...) ne recevra pas un reflet de la gloire attachée à leur nom". La grande majorité des menbres présents vota cette motion d'avant-garde, inscrite aussitôt dans le réglement de 1834.

         Il fallut presque dix ans pour voir la première femme de lettres inscrite sur la liste des membres associés, en 1844 elle disparut des annuaires. Puis 1869 pour voir élire la Vicomtesse de Chabannes, qui  passa telle une comète. Les élections de membres associés féminins se feront ensuite à un rythme de croisière.
      Quant à l'élection de membres résidents féminins il faudra attendre 1950 avec Marguerite Bertrand-Lasbleis qui s'assit dans le fauteuil n° 3 : son élection venait d'ouvrir la voie à d'autres.

(résumé d'après le texte du Médecin Général Inspecteur Bernard Brisou)