Tristesse
Une peine indicible envahit mon esprit,
Un grand froid me parcourt et déjà je défaille;
C'est l'heure du départ, depuis longtemps inscrit;
L'angoisse du futur, en cette nuit, m'assaille.
L'écriture, les mots, seront mon réconfort,
Je les maîtriserai, ne crains pas les libelles;
De mes rêves perdus, je regagne le port,
Tu vogues vers ton île où les femmes sont belles.
Notre histoire finit, sans cris de désespoir;
Nous sommes tant ingrats pour nos amours passées!
Tu reviendras un jour ... saurai-je te revoir,
Le cœur las, hors du temps, mes larmes trépassées?
Simone SALINI