En hommage au vieil olivier du domaine du Coudon planté en l'an 860

Le Vieil Olivier

 

Ô mon vieil olivier, malgré mille tourments,
Affrontant les grands gels, sans craindre le tonnerre,
Tu vis les ans s'enfuir, cohorte millénaire
Et tutélaire asile, échanger maints serments !

Sous le léger feuillage, écrin des mois cléments,
Brille, timide, un fruit que l'habitant vénère,
Donnant l'huile vitale au sage centenaire,
Quand flambe son soleil dans tous nos aliments.

Géant du temps jadis ornant d'âpres collines,
Comment, plongeant au sol tes noueuses racines,
Assimiler l'abîme et forger ton destin?

Prenant source de vie à l'antique matrice,
Il a su mettre au jour ce fabuleux butin,
Buvant, en son creuset, la force créatrice !

Henri-Maurice STEIL