Tendresse


Petit ami rieur, petit ami noceur,
Tu m'emportes sans fin dans ta rage de vivre,
Mes sens sont étourdis, ma pensée encore ivre,
Lasse de nos ébats, se livre à la douceur.

Alors qu'à mes côtés ton esprit s'abandonne
À des songes secrets où je n'ai pas accès,
Juste avant de sombrer, molle de nos excès,
Au plaisir de t'aimer, sans tricher, je m'adonne.

Oui, j'apprends ton sommeille temps d'une tendresse,
Pose sur tes yeux clos des baisers, chastement,
Car endormi, Tristan, tu n'es plus un amant
Et rien de sensuel n'altère ma caresse.

Simone SALINI