Nocturne


La chambre n'est pas déserte
tant que ta chaleur imprègne les draps
tant que les plis retiennent ta présence
tant que tes gestes habitent l'air que je respire
Ce que tu as laissé de toi survit à la mémoire
Je m'allonge au profond de l'obscur
où ta place se confond à la mienne
Je ne te touche plus puisque tu n'es plus là
Mais ma main tremble encore
à l'orée de ton corps

Jean-Max TIXIER